26 août 2006

Le jour où les macareux sont partis?






Déjà, je voudrais préciser deux choses avant de mettre des photos. Premièrement, ne me parlez plus de pinguoins, nous avons cherché des maraceux et ces sales celvidés sans cervelles se sont cassés dans je ne sais quelle contrée où les gens s'habillent en tongs et mini shorts. Deuxièmement, cela n'intéressera personne car je ne sais pas si beaucoup de gens connaissent cette figure du skateboard (si vous le connaissez, je vous ramène un casque de Viking), mais j'ai l'impression que Ryan Dunn faisait la même excursion que nous? Coïncidence?
Parlons peu mais parlons bien, cessons de dire des âneries et penchons nous avec intérêt et passion sur le trajet d'aujourd'hui. Quel fut notre programme? Aller jusque je ne sais quel cap, prendre un tracteur et longer des falaises pour voir....des macareux. Comme nous sommes pleines d'esprit et averties, nous appelâmes le petit fermier qui s'occupe habituellement de charger des touristes sur sa carriole pour nous amener voir des créatures décérébrées. Celui ci nous annonça que les macareux avaient déjà migré! Le programme fut bouleversé. Nous allâmes donc voir une langue de glace à proximité de Skaftafell et grimper sur les falaises de Vik, où dans un espoir ultime, nous voulions apercevoir ces oiseaux. Et bien, ce fut en vain. Nous rentrâmes donc sous la pluie, jusque Reykjavik où nous nous sommes d'ailleurs en train de nous remettre de cette excursion riche en aventures (et encore j'ai outrepassé le fait qu'à la sortie de Vik nous nous sommes embourbées lamentablement).
Je réitère dans mes pensées mais l'Islande est vraiment le pays de l'absurde. Nous nous sommes retrouvées dans des endroits déserts, avec des changements brusques de paysages et d'atmosphère. Et je ne parle pas du temps. Il suffit que vous tourniez la tête d'un côté pour admirer un champ de lave et quand, tout d'un coup, vous regardez de l'autre côté, le ciel est devenu noir et tourmenté. Il est difficile de créer par écrit des impressions, mais sachez que l'Islande ne rend pas indifférent et vous plonge à la fois dans la béatitude (à cause de ses paysages vus nulle part ailleurs) et la lassitude (à cause de tous ces paysages vus nulle part ailleurs).
Bon je ne vous assomerai pas de photos de cette journée, qui somme toute, fut assez inefficace. Si vous voulez en voir plus, rendez vous au 11, rue des Moissons à partir du 15 Septembre date à laquelle j'organiserai de 15h à 17h une exposition intitulée "Avec moi, l'Islande". Je blague évidemment. Enfin, sachez que, vue la fermeté croissante de mes mollets, j'envisage de faire le tour en vélo de l'Afrique Subsaharienne l'année prochaine! Qui m'aime me suive (et me finance)!

I know, I am just an amateur but...


















Attention ce blog ne s'adresse pas aux gens qui pleurent quand il faut rentrer du Tigre à 4heures du matin sous la neige ou qui chouchougnent devant le dénivellé (inexistant) d'une piste verte!
Le 25 août 2006 est le moment où j'abandonnai ma passion des pingouins pour trouver l'amour des phoques. Comme il est difficile pour moi de voir les photos où l'on voit des phoques, car le riche mécène qui tomberait amoureux de mon art et m'offrirait un Reflex numérique n'est pas encore venu se présenter à moi, je ne peux vous offrir des photos que d'une médiocre qualité, où les phoques ne sont que des points noirs au milieu du bleuté du lac d'Iceberg ou Jokulsarlon. Bon j'aimerais mettre des dizaines et des dizaines de photos d'icebergs, car dès que j'ai aperçu ces merveilles de la nature, ma machoire s'est décrochée (exactement comme hier soir lorsque j'ai vu, dans l'Auberge de jeunesse de Hvoll un américain se faire une téquila on the rocks grâce à de la glace surement chopée sur une langue de glacier). Mais, à la place, je vais vous faire une petite leçon de géologie en vous mettant des photos d'orgues basaltiques aperçus à Svartifoss, au cours d'une randonnée pendant laquelle nous avons croisé poules, chiens et pentes abruptes (je serai une pro à la rentrée en escalade, Manu ne me regadera plus avec consternation quand je serai bloquée au milieu d'un mur pour cause de faiblesse musculaire et de déshydratation)! Qu'est ce qu'un orgue basaltique? Une coulée de lave qui s'est refroidie au contact de l'eau! Les différents habitants de l'appartement où je loge diraient, suite à cette information enrichissante et apaisante: wonderful, wonderbach, super, glutch(je ne sais dire en Suédois "Skoll offenthru")! Je me rends au Burger King me sustenter car là bas, il n'y a que ça! Pourquoi le Burger King? Parce que l'Islande est une projection insulaire et culinaire de l'Amérique. La Gastronomie n'existe que sous le prisme des hamburgers, cheeseburgers et autres plats appréciés des Sudistes. Moi qui voulait rester ad vitam eternam ici (en effet, leur politique écologique est vraiment des plus intéressante, vous connaissez mon amour du nucléaire et donc vous devez vous doutez que je ne peux que me complaire dans ce pays où l'énergie est à 100% due à la géothermie) , je ne pourrai pas!
Vous vous dites surement:"Pauvre créature qui est sur internet alors qu'elle est dans un beau pays!". Sachez qu'ici, nous sommes huit dans un appartement et qu'il faut attendre son tour à la douche, attendre qu'autrui ait pris son tour à la douche et qu'enfin, l'autre ait fini de se doucher, de chercher sa chaussette manquante, sa boucle d'oreille! Donc, ça donne de la marge...

Le degrés zéro de la hype ou le 24 aôut 2006

Quel fut le programme de cette journée? Tout d'abord, Skogar, qui sont les chutes d'eau que vous pouvez voir à votre gauche et le Myrdalsjokull, le glacier que vous entrapercevez tout en bas de ce post. Il n' y a pas trop de choses à dire sur ces deux sites car le plus spectaculaire est à venir et je ne voudrais en aucun cas m'aventurer dans les affres d'une prose inutile et pédante. Sur cette journée, il n' y a qu'une seule chose à raconter. Une d'entre nous; je ne citerai aucun nom mais pour ceux, perfides, qui voudraient avancer le mien, je leur dit tout de suite:"ce n'est pas moi!"; a perdu la clé de notre Toyota Yaris de location. Sachant que nous étions à plus de 2 heures de Reykjavik, a plus d'une heure de tout village et enfin, pour couronner le tout, au bord d'un glacier, au fond d'une piste (il n' y a qu'une route principale en Islande et beaucoup, beaucoup, beaucoup de chemins!), ces quatre d'attente furent terribles! Imaginez vous au milieu de nulle part, dans un paysage d'une hostilité indéniable et battu par les vents, sans pouvoir ouvrir votre voiture et vous sustentez! Heureusement, un couple de français nous a donné quelques choco prince pour apaiser les gargouillements interminables de notre estomac tourmenté! Le loueur de voiture a donc du nous ramener la deuxième paire de clé de Reykjavik et nous avons pu alors tracer jusqu'à Hvoll, le lieu de notre auberge de jeunesse. Imaginez (décidemment, ce blog vous fait travailler le sméninges, pauvres lecteurs que vous êtes), que lorsque nous avons pu enfin ouvrir cette invention capitaliste, mercantile et créatrice d'addictions qu'incarne la voiture, imaginez la fureur avec laquelle nous nous sommes jetées sur nos petits pains, patés, fromages et autres aliments en boîte susceptibles de nous refiler le scorbut! Je peux vous dire que là, ancrée devant mon ordinateur comme une geek, j'en rigole, mais lorsque je vivais l'événement, je faisais piètre figure, comme le montrent certaines photos!













Le Golden Circle, 23 aôut 2006



Qu'est ce que le Golden Circle? C'est un circuit touristique qui englobe Geysir, Gullfoss et Thingvellir. Les photos étant mises dans le même ordre que les sites cités au dessus, vous pourrez voir qu'il s'agit donc d'un geyser, de chutes d'eau et d'une faille (pour plus d'informations sur ce dernier phénomène, consultez mes cours de géomorphologie ou téléphonez à M. Sallé, le meilleur ami des khâgneux). Ce circuit est intéressant, surtout les chutes car elles véhiculent des quantités d'eau impressionnantes! Mais il est fréquenté par les bus de touristes qui viennent de tous les coins du monde, ce qui m'agace un peu. Voyez vous, dans mon imaginaire aventurier, je m'imaginais être la seule sud européenne à fouler les terres islandaises. Mais ces cars emplis de centenaires de tous les continents m'otent cette impression et je me rends compte que je ne suis qu'une touriste avide de nouveautés comme les autres, un être banal au milieu de la banalité, une capitaliste de plus! L'anecdote de la journée: regardez bien l'affreux troll, c'est à ses alentours que Caroline (le ragondin niché sur une des failles que l'on peut voir dans les photos du dessous) a perdu sa housse d'appareil photo et sa carte mémoire!
Précisons en outre que nous avons passé la nuit dans une auberge de jeunesse à Hella où nous avons rencontré des belges qui vivaient à Londres (il y en a qui ont la belle vie!).